Service de Coopération et d’Action Culturelle

Le Service de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) développe une coopération culturelle, linguistique et universitaire avec un dispositif composé du Lycée français de Saint-Domingue, de l’Ecole Française de Las Terrenas et des Alliances Françaises situées dans les villes de Mao, Montecristi, Saint Domingue et Santiago de los Caballeros.

1. L’Etat de droit, la justice

Une coopération entre l’Ecole Nationale de la Magistrature de Bordeaux (ENM) et la Escuela Nacional de la Judicatura est mise en oeuvre depuis la création de cette dernière, en 1999. Elle se concrétise par des séjours d’étude en France pour les formateurs, par des missions de magistrats français en République Dominicaine, par des invitations en France de hauts magistrats dominicains et par un appui documentaire.

Chaque année, l’ Ambassade de France participe à l’organisation du mois français du droit et de la justice. Le mois du droit français consacré au droit pénal et au droit constitutionnel se tient tous les ans au mois de juin.

Un FSP, qui contribue au renforcement de l’Etat de droit en République Dominicaine, est en cours de réalisation. Il se donne pour objectif principal de moderniser et de professionnaliser les services spécialisés de la police dominicaine en matière d’investigations judiciaires. Il est axé principalement sur un appui au centre de formation du Département des Investigations Criminelles, qui correspond à la direction centrale de la police judiciaire en France.

Une coopération étroite avec les services de la police judiciaire dominicaine a été mise en oeuvre depuis 2006 dans le cadre d’un programme d’appui à la police scientifique.

Trois objectifs spécifiques ont été identifiés en concertation avec la contrepartie dominicaine :

- Elever le niveau de qualification des personnels chargés des la lutte contre la criminalité, en privilégiant la recherche et l’administration de la preuve par des techniques d’investigations modernes et l’élaboration de procédures judiciaires adéquates.

- Renforcer les activités et les moyens de la police technique et scientifique.

- Favoriser l’évolution de la mentalité de la police qui doit mieux répondre aux attentes de la population dominicaine.

Les moyens mis en œuvre portent principalement sur la formation des formateurs et sur l’équipement de la police technique et scientifique.

2. L’éducation et la langue française


1. L’enseignement primaire et secondaire français.

JPEG JPEG

Dans le domaine éducatif, la présence française en République Dominicaine s’observe, tout d’abord, par l’existence d’un Lycée Français. Au premier septembre 2013, il accueillait 647 élèves :
www.lfsd.edu.do

Par ailleurs, il existe une école française à Las Terrenas (Ecole Théodore Chasseriau, homologuée jusqu’au CM2, puis avec le support du CNED pour le secondaire). Au premier septembre 2013, elle scolarisait 146 élèves (de la Toute Petite Section de maternelle à la troisième).

Depuis 1997, la langue française est reconnue institutionnellement en République Dominicaine, puisque son enseignement est obligatoire depuis le cinquième niveau du primaire (équivalent de la sixième) jusqu’à la fin des études secondaires à parité avec l’anglais. Ceci équivaut à dire que 800 000 enfants et adolescents dominicains étudient le français dans le secteur public.

Aussi l’Ambassade de France apporte-t-elle son appui au ministère de l’éducation dominicain dans le domaine de la formation continue des maîtres. Un bon exemple est le programme de formation de 400 professeurs du secondaire qui allie les volets linguistiques pédagogiques et didactiques. Ce sont les Alliances françaises qui sont opérateurs dans ce programme.

Par ailleurs, le réseau des Alliances Françaises a scolarisé près de 5000 étudiants différents entre septembre 2009 et septembre 2010 dans les villes de Saint Domingue (3122) www.afsd.net, Santiago (1817) www.afsantiago.org.do, Montecristi (106), Mao (658 ) ...

2. La coopération universitaire

JPEG
En collaboration avec le Ministère dominicain de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MESCyT), l’Ambassade de France encourage la mobilité étudiante.

Le poste conduit un programme de bourses cofinancées qui permet chaque année à des étudiants dominicains d’effectuer leur master ou leur doctorat en France. Le MESCyT et l’Ambassade de France ont signé un programme de formation d’ingénieurs et de doctorants dans le réseau des Ecoles françaises d’ingénieur, notamment avec les INSA. Une dizaine d’étudiants dominicains bénéficient chaque année des bourses de ce programme ingénieur.

Le MESCyT a également signé un accord avec l’école de commerce Sup de Co Montpellier, qui permettra à 10 boursiers dominicains d’y réaliser leurs études.
Enfin, la région Guadeloupe offre 10 bourses à des étudiants dominicains désireux de réaliser leur master sur le campus Guadeloupe de l’Université des Antilles et de la Guyane (UAG).

Un programme « Partir en France », est annuellement ouvert en partenariat avec le MESCyT et avec le concours des Alliances françaises de Saint-Domingue et de Santiago. Ce programme permet à des étudiants dominicains de niveau licence de bénéficier d’une bourse pour un apprentissage intensif du français. L’objectif est d’obtenir en 9 mois le niveau DELF B2 qui permettra aux étudiants de postuler dans des universités françaises pour poursuivre leurs études au niveau master ou doctorat.
Piloté par le SCAC et coordonné par l’Alliance Française, un programme d’apprentissage en ligne du français langue étrangère et du français sur objectifs spécifiques sera prochainement lancé dans les Alliances de Saint-Domingue et de Santiago. Cette formation permettra aux étudiants désireux de faire leurs études en France, d’acquérir progressivement les compétences linguistiques et culturelles nécessaires pour obtenir leur admission à l’université et facilitera leur adaptation aux études spécialisées en France (Ingénierie, Droit, Médecine…).

Le bureau de CampusFrance, dont le siège se situe à l’Alliance Française de Saint-Domingue, accueille et renseigne tous les étudiants dominicains qui veulent s’orienter vers une formation supérieure en France ou dans les collectivités d’Outre-mer.
En amont de ces programmes en coopération avec le MESCyT, une quinzaine d’accords inter-universitaires ont été signés entre des universités dominicaines et françaises. Ils donnent lieu à des formations supérieures diplômantes, principalement dans les domaines du droit, de la médecine, de la comptabilité et des finances, du français langue étrangère, de la gestion des entreprises.

Un Programme de coopération universitaire de haut niveau a été signé entre la République dominicaine et la France en mai 2012. Il vise à consolider et à diversifier l’offre dominicaine au niveau master, notamment à travers la mise en place de partenariats universitaires débouchant sur des cursus délocalisés ou conjoints. A terme, le fonds de solidarité prioritaire (FSP) qui alimente ce programme veut accroitre le nombre de diplômés et favoriser la création de formations doctorales en République dominicaine, inexistantes à ce jour. Enfin ce programme accompagne le MESCyT dans sa réflexion sur la réforme de l’enseignement supérieur, notamment sur les questions de gouvernance universitaire.

3. La culture

Les Alliances françaises mènent de nombreuses actions culturelles dans leurs murs ou dans les institutions dominicaines, on notera la présence française au festival national du jazz à Saint Domingue en juillet ou encore la f^te de la musique tous les 21 juin à Saint Domingue et à Santiago ainsi que le festival de chant lyrique en étroit partenariat avec le théatre de Santiago.

JPEG - 94.8 ko
francofonia interna

4. La gouvernance

Inauguré en mars 2007, le projet « Appui institutionnel à une province frontalière » est co-piloté avec le Conseil National de la Réforme de l’Etat du gouvernement dominicain (CONARE). Ce projet de gouvernance locale s’inscrit dans le processus de décentralisation dominicain et concerne les six mairies et sept districts municipaux d’Elias Piña, province la plus pauvre du pays située à la frontière avec Haïti.

Avec l’aide de ce projet, les municipalités ont pu équiper leur bureau, former leur personnel, élaborer les budgets participatifs, réaliser diverses coordinations institutionnelles et mettre en place une communauté de communes. De nouveaux bailleurs de fonds ont fait part de leur interêt pour ce projet, de nouveaux programmes pourraient être mis en place avec l’UE, le PNUD ou encore l’ONG canadienne PROGRESIO.

5. La coopération régionale franco-caribéenne

La Délegation régionale de coopération assurée par le Conseiller de Coopération et d’action régionale en poste à Castries (Saint Lucie) apporte son soutien à des actions régionales dans le domaine de la mobilité des jeunes dans la région ou encore dans celui du débat d’idées en partenariat avec le Centre Leon de Santiago de los Caballeros ou la fondation "Globale démocratie" FUNGLODE.

JPEG - 123.3 ko
audiovisual dominicana strabon

6. L’aide au développement, la lutte contre la pauvreté

Le FSD (Fonds Social de Développement) était l’un des outils principaux de l’Ambassade en matière d’aide au développement.
Cette aide a pris la forme de subventions octroyées à des microprojets sélectionnés lors de Comités se réunissant plusieurs fois dans l’année. Les projets financés par le FSD avaient pour objectifs de lutter contre la pauvreté et de renforcer la société civile, en agissant au plus près des communautés et en appuyant leurs initiatives. Cet instrument a permis de promouvoir un développement pérenne mis en œuvre par des acteurs locaux engagés, associations ou ONG.
9 projets ont été financés sur la quatrième enveloppe du FSD (2010-2013).

7. L’Agence Française de Développement

Opérateur central de l’aide publique au développement, l’Agence française de développement (AFD) intervient dans plus de soixante pays d’Afrique, d’Amérique, d’Asie, des Caraïbes, de l’Europe de l’est, de la Méditerranée, de l’océan Indien et du Pacifique ainsi que dans l’outre-mer républicain. Elle dispose d’un réseau de plus de cinquante agences et bureaux répartis dans le monde.
www.afd.fr

Ses principaux axes d’intervention sont :

- la lutte contre la pauvreté (développement rural intégré, reforestation, amélioration de la qualité du café, micro-crédit, réhabilitation de quartiers urbains, etc.) ;

- la réalisation de grandes infrastructures et de projets productifs - publics et privés - créateurs d’emplois ;

- l’appui aux secteurs de santé et d’éducation ;

- la lutte contre le réchauffement climatique ;

- la défense de l’environnement et la préservation de la biodiversité.

Certains de ces projets font l’objet de cofinancements avec d’autres bailleurs de fonds. Par ailleurs, elle met en oeuvre et gère les concours d’ajustement structurel décidés par le Gouvernement français.
En République Dominicaine, sa stratégie s’articule autour de l’environnement (infrastructures d’eau et d’assainissement, protection de l’environnement et préservation de la biodiversité) et du non-souverain (créer des infrastructures au service des populations, sécuriser les systèmes financiers, soutenir le secteur productif et multiplier les projets à responsabilité sociale et environnementale).

publié le 30/08/2014

haut de la page